Le rognage mécanique transforme la souche en copeaux sur son emplacement. L'arrachage à la pelle mécanique extrait au contraire la souche et une grande masse racinaire d'un seul bloc. Cette seconde méthode exige un accès large, déplace beaucoup de terre et laisse souvent un cratère à remblayer. Sur les sols de Provence calcaire, parfois minces et pierreux, elle peut décompacter une zone étendue, rompre des bordures ou blesser les racines d'un arbre conservé. Une rogneuse travaille de façon ciblée. Sa largeur et sa puissance sont choisies selon le portillon, le diamètre et la dureté du bois. Elle convient donc mieux aux jardins proches des bastides, aux cours et aux copropriétés où le passage d'un engin de terrassement serait déraisonnable. L'arrachage reste pertinent lorsqu'une fouille profonde est déjà programmée pour une piscine, un mur ou des fondations. Le choix se décide après examen du projet, pas seulement d'après la taille visible. Après un démontage d'arbre par rétention, le rognage limite aussi les rotations d'engins et la quantité de terre évacuée. Le bois mort est réduit sur place, puis séparé des cailloux. Nous protégeons les façades, vérifions les accès et maintenons un périmètre de sécurité. Cette méthode douce préserve ainsi le relief du terrain tout en rendant la zone immédiatement utilisable.